lundi 9 mai 2011

La cuisine pour les sinistrés

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Un cuisinier français qui séjourne au Japon faisait la cuisine française en plein air à Fukushima pour les sinistrés.
Quel est le menu ?
Au menu, la soupe à l’oignon et une tranche de pain.
Ça a l’air bon !
Oui, le fromage de la soupe à l’oignon était du fromage fraîchement rapé et le pain était de la baguette grillée, chaude.
Et la présentation ?
Cette cuisine est très très soigneuse et très très belle.
C'était Rié


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samedi 3 juillet 2010

Le chapeau de Camargue

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La bénédiction circulaire
Le véritable auteur de cette histoire se nomme Pertuzé.
C’est un graphiste de talent que nous avons découvert par hasard en cheminant sur le Net. Doué d’une plume habile et originaire de Gascogne, il raconte cette histoire qui donne l’origine du béret.
Nous avons voulu lui rendre un petit hommage en interprétant ce conte à la mode du “Pays de Camargue” pour les enfants que nous accueillons toute l'année dans nos maisons d'hôtes. Et nous sommes sûrs, qu’un jour peut-être, les enfants s’approprieront cette histoire du chapeau de Camargue.
Il vous sera alors difficile de faire la part des choses... N’est-ce pas l’objectif d’une belle histoire ?

Comme nous le savons tous, Dieu créa le monde avec une extrême logique, la terre, la mer, les arbres, les animaux... et cætera et cætera. Puis dans sa grande sagesse, il créa les hommes et, histoire de parfaire le tableau et de lui donner donner une touche de beauté, il imagina les femmes.
Quand il eut fini son ouvrage, en fils bien élevé, il rangea ses affaires et se rendit compte qu’il lui restait encore un peu de ciel bleu, beaucoup d’eau, quelques rayons de soleil et pas mal de bonne humeur... alors pour le fun et comme il n’aimait pas gâcher, il inventa la Camargue... et les Camarguais, qui héritèrent ainsi d’un pays “où tout est un tantinet plusse qu’ailleurs”.
Il se recula un peu, pour contempler son oeuvre, en s’essuyant consciencieusement les mains sur son grand tablier et il fut enchanté du résultat général... et particulièrement réjoui par les Camarguais... tellement réjoui qu’il leur offrit une petite signature céleste en les dotant, tout comme ses anges, d’une large auréole, bien ronde et bien brillante, un peu luminescente, qui leur flottait au dessus de la tête en répandant une ombre bienvenue pour se protéger du trop-plein des rayons de soleil.
Malheureusement, rien de ce qui est bon sur cette terre ne saurait durer indéfiniment. Les Camarguais qui, il faut bien l'avouer, ont un esprit un peu "reboussié" et ont toujours un peu de mal à accepter, sans trouver à redire, les cadeaux qui leurs sont faits, mirent en évidence très vite un inconvénient majeur à la présence de leur auréole. Combien de temps leur fallut-il pour en arriver à cette conclusion, nul ne saurait le dire. Toujours est-il qu'ils se réunirent un jour pour discuter. Les plus hardis d'entre eux désignèrent de plus hardis encore, afin qu'ils allassent en délégation déposer leur requête aux pieds du Bon Dieu.
Ainsi fût dit, ainsi fût fait, les Camarguais sellèrent leurs beaux chevaux blancs, se mirent sur leur trente-et-un avec chemises provençales, pantalons et bottes de gardian, vestes de velours noir et à la lueur de leurs auréoles, commencèrent un très long voyage sur les routes du ciel...
En effet, en ce temps là, les voies du seigneur étaient tout aussi pénibles et difficiles et cahoteuses qu’aujourd’hui, mais elles avaient l’avantage d’être connues et pas encore trop impénétrables.
Après moultes aventures et difficultés, dont nous aurons peut-être un jour l’occasion de parler, ils arrivèrent devant un grand bonhomme barbu qui promenait son coq et trimballait un impressionnant trousseau de clefs. Saint-Pierre, car s’était lui vous l’aviez deviné, les fit patienter dans l’antichambre du Paradis, juste sous les lambris dorés.
Au bout de quelques minutes à peine, le Bon Dieu entra et leur dit : “Bonjour, mes bons amis camarguais, que me vaut le plaisir de cette petite visite ?” avec cette simplicité qui est l’apanage des vrais grands de ce monde.
Alors le plus vaillant des plus vaillants Camarguais prit la parole.
Il commença par remercier Dieu de ses largesses en matière de grands espaces naturels, de soleil, de bonheur. Il lui rendit grâce de les avoir créés, de leur avoir donné des vignes et ce si fameux vin des sables, ce petit vent frais qui vient de la mer et rafraîchit les douces soirées estivales et cætera et cætera. Et bien sûr ajouta-t-il, et bien sûr merci pour les taureaux aussi courageux dans les arènes que délicieux dans les assiettes de gardiannes.
- Y aurait-il un problème avec les taureaux? dit Dieu en faisant semblant de ne pas comprendre. Voudriez-vous que je les rende encore plus fort, plus rapides, peut-être aussi gros que les taureaux espagnols?
- Non, non, Seigneur, s’exclamèrent tous les vaillants Camarguais, qui à l’occasion se faisaient aussi razetteurs et qui avaient déjà beaucoup trop de mal à piquer les attributs des bêtes à cornes à l’occasion des courses camarguaises. Non, non les taureaux sont très bien comme ils sont... seulement voilà...
Le plus vaillant des vaillants Camarguais se racla la gorge.
- Seulement voilà, vous savez comme nous sommes, nous les gens du Sud : à la fin de la journée, nous sirotons tranquillement un petit apéritif sur la place du village, les penas dans le lointain préparent leur joyeux tintamarre, les blagues fusent, les filles sont jolies et souvent on les invite à partager une bonne gardianne ou de petits supions jusqu’à la nuit tombée, sous la fraîcheur des grands arbres. Tout est calme...
- Continue, le coupe Dieu avec un air complice, continue que tu me fais languir!
- Et puis dans la fraîcheur du soir alors que la belle va se blottir dans nos bras à la recherche d’une petite agacerie et d’un peu de chaleur, ça y est ! Les voilà ! Une multitude de points minuscules. On pourrait encore s’être trompé. Mais non! Ce sont eux, on les voit venir de loin, le nuage arrive, petit tout d’abord puis de plus en plus gros. Très vite, un petit bruit irritant commence à nous entortiller les nerfs...
A cette douloureuse évocation les plus hardis des vaillants Camarguais ont beau être... particulièrement courageux, ils ne purent retenir quelques larmes ou du moins quelques grincements de dents.
- Et alors? Et alors? fit Dieu pris à son propre jeu
- Et alors, et alors, des milliers de moustiques attirés par la lueur de nos auréoles fondent sur nous comme la misère sur le pauvre peuple. Voici que ça pique à dard-que-veux-tu.
Les belles nous échappent, pardi et nous, nous retournons dans nos pénates, boursouflés comme des coucourdes, rouges comme des pivoines et agités de grattements ininterrompus... Tout ça, à cause de ces “Bon Dieu” d'auréoles !
.. A ce moment, il se mordit la langue, craignant d’avoir poussé le bouchon un peu trop loin et redoutant la colère de Dieu.
Le Bon Dieu, plissa les paupières et d’une voix grave comme les confidences qu’il venait d’entendre, il dit :
- Ainsi, vous voulez que je vous ôte vos auréoles ? Ce qui vous rend si semblables à Mes anges du Paradis? Ce qui vous distingue de tous les autres Hommes ?
- Justement, hasarda l'un des Camarguais... n'est-ce point trop d'honneur... ?
- Qui peut dénier l'Honneur qu'il Me plaît d'octroyer ? demanda Dieu si doucement que Sa voix parut gronder comme le tonnerre.
Tous se turent, en regardant le bout de leurs bottes camarguaises.
- Je ne veux plus vous entendre, dit Dieu. Retournez en Camargue, et ne M'offensez point."
Les Camarguais saluèrent profondément, et quittèrent le Paradis d'une démarche de vaincus. Le chemin du retour fut encore plus long que celui de l'aller. Chaque caillou du sentier écorchait les pattes de leurs chevaux blancs, chaque ronce déchirait leurs chemises provençales, leur peau et aussi un peu de leur coeur.
Enfin, ils aperçurent les toits de sagne de leur village. Avant tout le monde, les chiens avaient décelé leur arrivée.
Les gens vinrent à la rencontre des vaillants émissaires, qui gardaient obstinément la tête basse en se demandant comment ils allaient expliquer l'échec de leur mission...
Pourtant, çà et là, il y eut des exclamations de surprise.
- Qu'est-ce qui vous arrive ? Vos auréoles...?
Ils osèrent enfin s'entre-regarder et en effet, leurs auréoles avaient changé : loin de briller comme des lanternes, elles avaient pris une teinte terne de vieil or.
Peu à peu, comme une contagion, toutes les auréoles s'éteignaient insensiblement. Elles devenaient de plus en plus sombres et descendaient lentement, leurs bords s'affaissant, jusqu'à se poser doucement sur la tête de leur propriétaire. Les Camarguais suivaient des yeux l'évolution du phénomène, dans un profond silence.
Lorsque l'auréole devenue complètement noire et veloutée se posa sur leur crâne, ils se sentirent envahis d'une chaleur intense
qui les pénétrait au plus profond de leur cerveau, lequel s'épanouissait, faisait la roue comme un vieux vin des sables, fusait d'esprit, de rires et d'idées.
Les plus hardis des plus hardis Camarguais comprirent alors qu'ils avaient été exaucés. Non seulement ils pourraient continuer à chasser les jolies filles, rousses, blondes ou brunes, mais encore ils pourraient continuer à jouir des bienfaits de leur auréole.
Bien vite, ils devinrent experts dans son maniement, car cette auréole-là pouvait s'enlever, être lancée en l'air en signe de joie, servir de récipient pour transporter des oeufs, des pommes ou des noix, battre le chien ou le marmot insolent, tuer les mouches pendues à la crinière de leurs blancs destriers, et surtout revenir se blottir sur la tête pour y tenir les idées au chaud...
C’est aussi depuis ce temps là que les moustiques sont de moins en moins fréquents dans notre belle région.
Est-il utile de poursuivre ? L'auditeur sagace aura déjà deviné que cette histoire raconte la vraie origine de ce que l'on a appelé plus tard le chapeau camarguais. On ne tentera pas de vous convaincre que tous les chapeaux camarguais sont des auréoles cristallisées (ou plutôt, feutrées) car si, comme on l'a déjà dit, les grâces ne sont point éternelles, l'homme a su, par son artisanat, imiter d'assez près (encore qu'imparfaitement, bien sûr) l'Oeuvre divine. Néanmoins, je ne saurais trop vous encourager à vérifier, auprès de quelques vieux Camarguais, s'ils ne sont pas réellement nés coiffés d'une telle bénédiction circulaire.
C'est un fait, les Camarguais sont les plus beaux, les plus forts, les plus intelligents.
Est-ce une raison pour s'en glorifier ?
Ce genre d'histoire, sous ses dehors débonnaires, ne véhiculerait-il pas un chauvinisme imbécile et suranné ?


Considérez que je n'ai rien dit.

Texte lu par Patrick Cherri.
Le texte original et d'autres encore sont disponibles sur le site "Camargue-location.com".

http://www.camargue-location.com/ot-camargue/09-clocher/chapeau.htm
Le site de Patrick Cherri en japonais :
http://www.camargue-location.fr/jp/010-camargue.htm

dimanche 27 juin 2010

Épouse à Toulouse

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Enregistrement du 13 mars 2010

- Bonjour, aujourd’hui je suis très content parce que je suis avec une étudiante de Quartier Latin qui s’appelle...
- Motoko !
- Et je suis très très content aussi parce que je suis avec Motoko à...
- A Toulouse !
-  C’est où Toulouse Motoko ?
- C’est au sud-ouest de la France.
- Quel temps fait-il aujourd’hui ?
- Il fait très beau.
- Où sommes-nous à Toulouse ?
- On est au Capitole.
- Avec qui ?
- Avec Philippe, Saya, (mon mari) Laurent et moi.
- Et, Motoko ça fait combien de temps que tu es à Toulouse maintenant ?
- Ça fait deux mois et demi.
- C’est pas trop difficile d’habiter loin du Japon ?
- Non, non.
- Ça va ?
- Ça va.
- Qu’est-ce qui est bien à Toulouse ?
- Les gens sont sympas et la gastronomie est délicieuse.
- Tu aimes la nourriture du sud de la France ?
- Je mange la cuisine japonaise tous les jours.
- La cuisine japonaise ! Quoi par exemple ?
- Nikujaga, shogayaki.
- Et tu les fais toi-même ?
- Oui.
- A la maison ?
- Oui.
- Est-ce que c’est difficile de parler français ? Est-ce que tu as des difficultés avec la langue française, ici en France ?
- Oui, bien sûr !
- Qu’est-ce que qui est le plus difficile ?
- Parler en français est le plus difficile.
- Et tu comprends bien ce que disent les Français ?
- Oui, je crois que je comprends mieux qu’avant
- Et est-ce que tu as l’occasion de parler japonais ici ?
- Oui, oui de temps en temps.
- Avec ton mari qui est bilingue ?
- Un petit peu, oui. Mais, je me suis fait des amis ici.
- Ils sont d’où ?
- De Tokyo, de Yokohama, de Nagoya.
- Et qu’est-ce que vous faites en général le week-end ?
- Je m’entraîne à conduire.
- Les voitures en France ?
- Oui.
- C’est dangereux, non ?
- Oui, je crois que c’est vraiment dangereux mais…
- Est-ce que tu as peur ?
- Oui, bien sûr mais j’habite à la campagne donc pour aller loin, j’ai besoin de conduire.
- Et est-ce que tu utilises les transports en commun ? Le bus, le métro ?
- Oui.
- C’est pas trop difficile ?
- C’est pas difficile.
- Et est-ce que tu fais les courses toute seule ?
- Pas encore parce qu’il n’y a pas de magasin, il n’y a pas de supermarché près de chez nous.
- Très bien merci Motoko et puis je te souhaite une bonne continuation à Toulouse.
- Merci beaucoup.


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lundi 31 mai 2010

Voyage culinaire en Camargue.

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La visite de Namie Aoyagi et de son amie Ayako Muramatsu nous ravit. C’est un peu du Quartier Latin à la maison, surtout que Namie était dans le groupe qui nous avait si bien accueillis lors de notre visite à Sendai, en novembre 2009.
Namie et Ayako sont donc parmi les six convives qui s’installent autour de notre belle table ce soir là, car deux suédois se sont joins à nous. Nous sommes dans le village de Saint-Laurent d’Aigouze à « Lou Castelet », la maison d’hôtes tenue par Jean et Monica Benoit.
(Camargue, notre coin de Provence).
Un pétillant rosé au goût de framboise a été servi par Monica en apéritif. Le dîner est maintenant servi. Le cocktail de crevette est composé d’une sauce mayonnaise à la tomate relevée au piment rouge et posée, avec les crevettes rouges, sur un lit de salade verte. Le tout présenté dans un verre cognac de dégustation. Le vin pour le repas, est un rosé bien frais, de cépage merlot qui accompagnera aussi les médaillons de magret de canard. Le canard est garni de pomme rusty (spécialité suisse), et d’une sauce au jus et à la crème qui nappe des champignons de Paris.
Les bonnes odeurs nous mettent de bonne humeur et nous ouvrent l’appétit ! La viande, tendre, fond dans la bouche et les commentaires fusent dans toutes les langues, parfois en français ou en japonais, mais aussi en suédois et en anglais. Dans des éclats de rires nous sauçons nos assiettes, à la française, avec le bon pain de seigle, fait maison.
Puis vient le tour du fromage… Oh la la !
Ayako, qui a une connaissance très pointue des fromages français, ajoute au plateau les achats de la journée : faisselle et tomme de Camargue; morbier, banon, munster et autres délicatesses qui chatouillent l’odorat. Pour accompagner le fromage, Jean sert un vin rouge, syrah-grenache, un « Alpha » 2006 Domaine Notre Dame, élevé douze mois en fut de chêne.
Les desserts sont des flans aromatisés servis dans des petits pots en verre suivi d'une tasse de thé noir ou de café. Nous nous séparons heureux, avec "la peau du ventre bien tendue, merci petit Jésus... " (chanson).
Texte de Jean et Monica Benoit
Lu par Charles
(Le 19 mai 2010)
http://pagesperso-orange.fr/jmbenoit/index.htm
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vendredi 21 mai 2010

Improvisation à Montpellier

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Je m’appelle Hitomi Sato, je suis de Fukushima. J’étudiais le français à Quartier Latin, mais maintenant j’apprends le français à Montpellier depuis un mois 3 semaines. J’habite à Montpellier et je vais rester encore 5 mois. Maintenant j’habite avec des habitants, avec la propriétaire et ses deux fils et un autre colocataire français. Ils sont vraiment gentils et sympathiques. Je suis très très contente. Je trouve les habitants à Montpellier sympathiques.
Maintenant, je suis au café en terrasse avec Philippe et sa soeur Emmanuelle. Nous sommes en plein soleil, c’est très agréable. Philippe m’oblige à parler pour Radio Bonheur et il m’oblige aussi a dire que c’est le bonheur !
Place de la Comédie, il y a beaucoup de gens qui viennent profiter du soleil.
L’école où je vais est à côté de la Place de la Comédie et dans la classe il y a deux professeurs et elles sont vraiment gentilles et sympathiques. Et mes camarades sont hollandais, arabes, colombiennes, mexicaines et moi japonaise.
Le week-end, je vais à la mer Méditerranée. À la plage, il y a tant de gens qui se promènent. Je trouve que les français adorent la promenade.
Courage à tous ! Venez en France !
C’était Hitomi.
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jeudi 13 mai 2010

Le gibier japonais.

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En France on appelle la viande d’oiseaux et d’animaux chassée « le gibier » et les gens l’aiment.
Mais au Japon, on tue des cerfs et des sangliers principalement pour limiter les dégâts dans l’industrie sylvicole et dans les produits agricoles et on les enterre ou on les incinére.
C’est vrai ? C’est incroyable !

Mais maintenant on essaie de mettre à profit leur chair comme viande comestible dans tout le pays. Le Ministère de l’Agriculture, des Forêts et des Pêches a commencé à soutenir ce projet en accordant une subvention pour construire des usines à traiter le gibier japonais.
C’est une bonne idée. On aurait dû le faire plus tôt !
Dans le département de Hyogo, le nombre de cerfs augumente, et les dégâts qu’ils causent est estimé à 4 cent million de yens par an. Pour contrôler leur nombre, le gouvernement permettra d’en tuer 30000, contre 20000 jusqu’à présent et a construit une usine pour les traiter. Le surnom de cette usine est « Momiji, la Princesse de Tanba ».
Tanba est le nom de la ville, n’est-ce pas ?

Oui ; momiji, l’érable, est le surnom pour le chevreuil au Japon.
Dans le département de Wakayama, on a commencé le programme « Animons notre région par le gibier » en 2008. Ils ont aussi construit une usine pour transformer le sanglier.
Dans le département de Saga, à Takeo, le gouvernement a organisé le service de sanglier dans la mairie. Ils ont développé des currys de sanglier précuit comme spécialité locale.
Dans l'Hokkaido, les gens étaient les précurseurs de la diffusion d'Ezoshika, la viande des cerfs du Nord du Japon. Ils sont arrivés à un bon résultat, mais ils n’en mangent que 12000 sur 78000, soit 15% de la capture. « On doit stimuler une plus forte demande et en faire manger quotidiennenment » dit le service de l’Environnement d’Hokkaido.
C’était Eriko

フランスでは、狩猟で捕獲された鳥獣肉はジビエと呼ばれ好まれているが、日本では、鹿や猪などは主に農林業への被害を防ぐために捕獲された後、大半を焼いたり埋めたりしていた。しかし今、これを食肉として使おうという試みが広まっている。農林省でも、食肉加工への補助などで、国産ジビエの支援を始めた。
兵庫県では、鹿の数が増え、農林業への被害が年間4億円にものぼり、県はこれまで2万頭としていた捕獲量を3万に増やす。2006年には丹波市にシカ肉専門の処理施設「丹波姫もみじ」がオープンした。
和歌山では、2008年〈ジビエで地域おこし〉という事業を始め、やはり処理施設を作った。佐賀県の武雄市では市役所にいのしし課を作り、レトルトのいのししカレーなど特産品を開発した。エゾ鹿の食肉化に先駆的に取組んできた北海道では、それなりの成果はあげているが、食肉利用は2008年で12000頭、捕獲数78000頭の15%だ。「需要拡大には家庭で食べる日常的な食材にする必要がある。」と道自然環境課では話している。
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mercredi 28 avril 2010

La fête de grillade des harengs

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La fête de grillade des harengs aura lieu du 29 avril au 5 mai dans le parc de Shinjo.
Le hareng est appelé le poisson qui annonce le printemps.
Le hareng est synonyme de printemps.
Des harengs sont tranportés d’Hokkaïdo à Shinjo au printemps.
Et alors le printemps arrive à Shinjo avec les harengs.
En japonais on dit 鰊 (nishin) pour « hareng », mais dans ma région à Shinjo, on dit « kado ». « Kado » est un mot de la race aïnou.
Venez nombreux à la fête des harengs à Shinjo.
C’était Takashi.