Ecouter
La bénédiction circulaire
Le véritable auteur de cette histoire se nomme Pertuzé.
C’est un graphiste de talent que nous avons découvert par hasard en cheminant sur le Net. Doué d’une plume habile et originaire de Gascogne, il raconte cette histoire qui donne l’origine du béret.
Nous avons voulu lui rendre un petit hommage en interprétant ce conte à la mode du “Pays de Camargue” pour les enfants que nous accueillons toute l'année dans nos maisons d'hôtes. Et nous sommes sûrs, qu’un jour peut-être, les enfants s’approprieront cette histoire du chapeau de Camargue.
Il vous sera alors difficile de faire la part des choses... N’est-ce pas l’objectif d’une belle histoire ?
Comme nous le savons tous, Dieu créa le monde avec une extrême logique, la terre, la mer, les arbres, les animaux... et cætera et cætera. Puis dans sa grande sagesse, il créa les hommes et, histoire de parfaire le tableau et de lui donner donner une touche de beauté, il imagina les femmes.
Quand il eut fini son ouvrage, en fils bien élevé, il rangea ses affaires et se rendit compte qu’il lui restait encore un peu de ciel bleu, beaucoup d’eau, quelques rayons de soleil et pas mal de bonne humeur... alors pour le fun et comme il n’aimait pas gâcher, il inventa la Camargue... et les Camarguais, qui héritèrent ainsi d’un pays “où tout est un tantinet plusse qu’ailleurs”.
Il se recula un peu, pour contempler son oeuvre, en s’essuyant consciencieusement les mains sur son grand tablier et il fut enchanté du résultat général... et particulièrement réjoui par les Camarguais... tellement réjoui qu’il leur offrit une petite signature céleste en les dotant, tout comme ses anges, d’une large auréole, bien ronde et bien brillante, un peu luminescente, qui leur flottait au dessus de la tête en répandant une ombre bienvenue pour se protéger du trop-plein des rayons de soleil.
Malheureusement, rien de ce qui est bon sur cette terre ne saurait durer indéfiniment. Les Camarguais qui, il faut bien l'avouer, ont un esprit un peu "reboussié" et ont toujours un peu de mal à accepter, sans trouver à redire, les cadeaux qui leurs sont faits, mirent en évidence très vite un inconvénient majeur à la présence de leur auréole. Combien de temps leur fallut-il pour en arriver à cette conclusion, nul ne saurait le dire. Toujours est-il qu'ils se réunirent un jour pour discuter. Les plus hardis d'entre eux désignèrent de plus hardis encore, afin qu'ils allassent en délégation déposer leur requête aux pieds du Bon Dieu.
Ainsi fût dit, ainsi fût fait, les Camarguais sellèrent leurs beaux chevaux blancs, se mirent sur leur trente-et-un avec chemises provençales, pantalons et bottes de gardian, vestes de velours noir et à la lueur de leurs auréoles, commencèrent un très long voyage sur les routes du ciel...
En effet, en ce temps là, les voies du seigneur étaient tout aussi pénibles et difficiles et cahoteuses qu’aujourd’hui, mais elles avaient l’avantage d’être connues et pas encore trop impénétrables.
Après moultes aventures et difficultés, dont nous aurons peut-être un jour l’occasion de parler, ils arrivèrent devant un grand bonhomme barbu qui promenait son coq et trimballait un impressionnant trousseau de clefs. Saint-Pierre, car s’était lui vous l’aviez deviné, les fit patienter dans l’antichambre du Paradis, juste sous les lambris dorés.
Au bout de quelques minutes à peine, le Bon Dieu entra et leur dit : “Bonjour, mes bons amis camarguais, que me vaut le plaisir de cette petite visite ?” avec cette simplicité qui est l’apanage des vrais grands de ce monde.
Alors le plus vaillant des plus vaillants Camarguais prit la parole.
Il commença par remercier Dieu de ses largesses en matière de grands espaces naturels, de soleil, de bonheur. Il lui rendit grâce de les avoir créés, de leur avoir donné des vignes et ce si fameux vin des sables, ce petit vent frais qui vient de la mer et rafraîchit les douces soirées estivales et cætera et cætera. Et bien sûr ajouta-t-il, et bien sûr merci pour les taureaux aussi courageux dans les arènes que délicieux dans les assiettes de gardiannes.
- Y aurait-il un problème avec les taureaux? dit Dieu en faisant semblant de ne pas comprendre. Voudriez-vous que je les rende encore plus fort, plus rapides, peut-être aussi gros que les taureaux espagnols?
- Non, non, Seigneur, s’exclamèrent tous les vaillants Camarguais, qui à l’occasion se faisaient aussi razetteurs et qui avaient déjà beaucoup trop de mal à piquer les attributs des bêtes à cornes à l’occasion des courses camarguaises. Non, non les taureaux sont très bien comme ils sont... seulement voilà...
Le plus vaillant des vaillants Camarguais se racla la gorge.
- Seulement voilà, vous savez comme nous sommes, nous les gens du Sud : à la fin de la journée, nous sirotons tranquillement un petit apéritif sur la place du village, les penas dans le lointain préparent leur joyeux tintamarre, les blagues fusent, les filles sont jolies et souvent on les invite à partager une bonne gardianne ou de petits supions jusqu’à la nuit tombée, sous la fraîcheur des grands arbres. Tout est calme...
- Continue, le coupe Dieu avec un air complice, continue que tu me fais languir!
- Et puis dans la fraîcheur du soir alors que la belle va se blottir dans nos bras à la recherche d’une petite agacerie et d’un peu de chaleur, ça y est ! Les voilà ! Une multitude de points minuscules. On pourrait encore s’être trompé. Mais non! Ce sont eux, on les voit venir de loin, le nuage arrive, petit tout d’abord puis de plus en plus gros. Très vite, un petit bruit irritant commence à nous entortiller les nerfs...
A cette douloureuse évocation les plus hardis des vaillants Camarguais ont beau être... particulièrement courageux, ils ne purent retenir quelques larmes ou du moins quelques grincements de dents.
- Et alors? Et alors? fit Dieu pris à son propre jeu
- Et alors, et alors, des milliers de moustiques attirés par la lueur de nos auréoles fondent sur nous comme la misère sur le pauvre peuple. Voici que ça pique à dard-que-veux-tu.
Les belles nous échappent, pardi et nous, nous retournons dans nos pénates, boursouflés comme des coucourdes, rouges comme des pivoines et agités de grattements ininterrompus... Tout ça, à cause de ces “Bon Dieu” d'auréoles !
.. A ce moment, il se mordit la langue, craignant d’avoir poussé le bouchon un peu trop loin et redoutant la colère de Dieu.
Le Bon Dieu, plissa les paupières et d’une voix grave comme les confidences qu’il venait d’entendre, il dit :
- Ainsi, vous voulez que je vous ôte vos auréoles ? Ce qui vous rend si semblables à Mes anges du Paradis? Ce qui vous distingue de tous les autres Hommes ?
- Justement, hasarda l'un des Camarguais... n'est-ce point trop d'honneur... ?
- Qui peut dénier l'Honneur qu'il Me plaît d'octroyer ? demanda Dieu si doucement que Sa voix parut gronder comme le tonnerre.
Tous se turent, en regardant le bout de leurs bottes camarguaises.
- Je ne veux plus vous entendre, dit Dieu. Retournez en Camargue, et ne M'offensez point."
Les Camarguais saluèrent profondément, et quittèrent le Paradis d'une démarche de vaincus. Le chemin du retour fut encore plus long que celui de l'aller. Chaque caillou du sentier écorchait les pattes de leurs chevaux blancs, chaque ronce déchirait leurs chemises provençales, leur peau et aussi un peu de leur coeur.
Enfin, ils aperçurent les toits de sagne de leur village. Avant tout le monde, les chiens avaient décelé leur arrivée.
Les gens vinrent à la rencontre des vaillants émissaires, qui gardaient obstinément la tête basse en se demandant comment ils allaient expliquer l'échec de leur mission...
Pourtant, çà et là, il y eut des exclamations de surprise.
- Qu'est-ce qui vous arrive ? Vos auréoles...?
Ils osèrent enfin s'entre-regarder et en effet, leurs auréoles avaient changé : loin de briller comme des lanternes, elles avaient pris une teinte terne de vieil or.
Peu à peu, comme une contagion, toutes les auréoles s'éteignaient insensiblement. Elles devenaient de plus en plus sombres et descendaient lentement, leurs bords s'affaissant, jusqu'à se poser doucement sur la tête de leur propriétaire. Les Camarguais suivaient des yeux l'évolution du phénomène, dans un profond silence.
Lorsque l'auréole devenue complètement noire et veloutée se posa sur leur crâne, ils se sentirent envahis d'une chaleur intense
qui les pénétrait au plus profond de leur cerveau, lequel s'épanouissait, faisait la roue comme un vieux vin des sables, fusait d'esprit, de rires et d'idées.
Les plus hardis des plus hardis Camarguais comprirent alors qu'ils avaient été exaucés. Non seulement ils pourraient continuer à chasser les jolies filles, rousses, blondes ou brunes, mais encore ils pourraient continuer à jouir des bienfaits de leur auréole.
Bien vite, ils devinrent experts dans son maniement, car cette auréole-là pouvait s'enlever, être lancée en l'air en signe de joie, servir de récipient pour transporter des oeufs, des pommes ou des noix, battre le chien ou le marmot insolent, tuer les mouches pendues à la crinière de leurs blancs destriers, et surtout revenir se blottir sur la tête pour y tenir les idées au chaud...
C’est aussi depuis ce temps là que les moustiques sont de moins en moins fréquents dans notre belle région.
Est-il utile de poursuivre ? L'auditeur sagace aura déjà deviné que cette histoire raconte la vraie origine de ce que l'on a appelé plus tard le chapeau camarguais. On ne tentera pas de vous convaincre que tous les chapeaux camarguais sont des auréoles cristallisées (ou plutôt, feutrées) car si, comme on l'a déjà dit, les grâces ne sont point éternelles, l'homme a su, par son artisanat, imiter d'assez près (encore qu'imparfaitement, bien sûr) l'Oeuvre divine. Néanmoins, je ne saurais trop vous encourager à vérifier, auprès de quelques vieux Camarguais, s'ils ne sont pas réellement nés coiffés d'une telle bénédiction circulaire.
C'est un fait, les Camarguais sont les plus beaux, les plus forts, les plus intelligents.
Est-ce une raison pour s'en glorifier ?
Ce genre d'histoire, sous ses dehors débonnaires, ne véhiculerait-il pas un chauvinisme imbécile et suranné ?
Considérez que je n'ai rien dit.
Texte lu par Patrick Cherri.
Le texte original et d'autres encore sont disponibles sur le site "Camargue-location.com".
http://www.camargue-location.com/ot-camargue/09-clocher/chapeau.htm
Le site de Patrick Cherri en japonais :
http://www.camargue-location.fr/jp/010-camargue.htm
samedi 3 juillet 2010
dimanche 27 juin 2010
Épouse à Toulouse
Ecouter
Enregistrement du 13 mars 2010
- Et je suis très très content aussi parce que je suis avec Motoko à...
- A Toulouse !
- C’est où Toulouse Motoko ?
- C’est au sud-ouest de la France.
- Quel temps fait-il aujourd’hui ?
- Il fait très beau.
- Où sommes-nous à Toulouse ?
- On est au Capitole.
- Avec qui ?
- Avec Philippe, Saya, (mon mari) Laurent et moi.
- Et, Motoko ça fait combien de temps que tu es à Toulouse maintenant ?
- Ça fait deux mois et demi.
- C’est pas trop difficile d’habiter loin du Japon ?
- Non, non.
- Ça va ?
- Ça va.
- Qu’est-ce qui est bien à Toulouse ?
- Les gens sont sympas et la gastronomie est délicieuse.
- Tu aimes la nourriture du sud de la France ?
- Je mange la cuisine japonaise tous les jours.
- La cuisine japonaise ! Quoi par exemple ?
- Nikujaga, shogayaki.
- Et tu les fais toi-même ?
- Oui.
- A la maison ?
- Oui.
- Est-ce que c’est difficile de parler français ? Est-ce que tu as des difficultés avec la langue française, ici en France ?
- Oui, bien sûr !
- Qu’est-ce que qui est le plus difficile ?
- Parler en français est le plus difficile.
- Et tu comprends bien ce que disent les Français ?
- Oui, je crois que je comprends mieux qu’avant
- Et est-ce que tu as l’occasion de parler japonais ici ?
- Oui, oui de temps en temps.
- Avec ton mari qui est bilingue ?
- Un petit peu, oui. Mais, je me suis fait des amis ici.
- Ils sont d’où ?
- De Tokyo, de Yokohama, de Nagoya.
- Et qu’est-ce que vous faites en général le week-end ?
- Je m’entraîne à conduire.
- Les voitures en France ?
- Oui.
- C’est dangereux, non ?
- Oui, je crois que c’est vraiment dangereux mais…
- Est-ce que tu as peur ?
- Oui, bien sûr mais j’habite à la campagne donc pour aller loin, j’ai besoin de conduire.
- Et est-ce que tu utilises les transports en commun ? Le bus, le métro ?
- Oui.
- C’est pas trop difficile ?
- C’est pas difficile.
- Et est-ce que tu fais les courses toute seule ?
- Pas encore parce qu’il n’y a pas de magasin, il n’y a pas de supermarché près de chez nous.
- Très bien merci Motoko et puis je te souhaite une bonne continuation à Toulouse.
- Merci beaucoup.
http://www.quartierlatinsendai.com/
Enregistrement du 13 mars 2010
- Bonjour, aujourd’hui je suis très content parce que je suis avec une étudiante de Quartier Latin qui s’appelle...
- Motoko !- Et je suis très très content aussi parce que je suis avec Motoko à...
- A Toulouse !
- C’est où Toulouse Motoko ?
- C’est au sud-ouest de la France.
- Quel temps fait-il aujourd’hui ?
- Il fait très beau.
- Où sommes-nous à Toulouse ?
- On est au Capitole.
- Avec qui ?
- Avec Philippe, Saya, (mon mari) Laurent et moi.
- Et, Motoko ça fait combien de temps que tu es à Toulouse maintenant ?
- Ça fait deux mois et demi.
- C’est pas trop difficile d’habiter loin du Japon ?
- Non, non.
- Ça va ?
- Ça va.
- Qu’est-ce qui est bien à Toulouse ?
- Les gens sont sympas et la gastronomie est délicieuse.
- Tu aimes la nourriture du sud de la France ?
- Je mange la cuisine japonaise tous les jours.
- La cuisine japonaise ! Quoi par exemple ?
- Nikujaga, shogayaki.
- Et tu les fais toi-même ?
- Oui.
- A la maison ?
- Oui.
- Est-ce que c’est difficile de parler français ? Est-ce que tu as des difficultés avec la langue française, ici en France ?
- Oui, bien sûr !
- Qu’est-ce que qui est le plus difficile ?
- Parler en français est le plus difficile.
- Et tu comprends bien ce que disent les Français ?
- Oui, je crois que je comprends mieux qu’avant
- Et est-ce que tu as l’occasion de parler japonais ici ?
- Oui, oui de temps en temps.
- Avec ton mari qui est bilingue ?
- Un petit peu, oui. Mais, je me suis fait des amis ici.
- Ils sont d’où ?
- De Tokyo, de Yokohama, de Nagoya.
- Et qu’est-ce que vous faites en général le week-end ?
- Je m’entraîne à conduire.
- Les voitures en France ?
- Oui.
- C’est dangereux, non ?
- Oui, je crois que c’est vraiment dangereux mais…
- Est-ce que tu as peur ?
- Oui, bien sûr mais j’habite à la campagne donc pour aller loin, j’ai besoin de conduire.
- Et est-ce que tu utilises les transports en commun ? Le bus, le métro ?
- Oui.
- C’est pas trop difficile ?
- C’est pas difficile.
- Et est-ce que tu fais les courses toute seule ?
- Pas encore parce qu’il n’y a pas de magasin, il n’y a pas de supermarché près de chez nous.
- Très bien merci Motoko et puis je te souhaite une bonne continuation à Toulouse.
- Merci beaucoup.
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lundi 31 mai 2010
Voyage culinaire en Camargue.
Ecouter
La visite de Namie Aoyagi et de son amie Ayako Muramatsu nous ravit. C’est un peu du Quartier Latin à la maison, surtout que Namie était dans le groupe qui nous avait si bien accueillis lors de notre visite à Sendai, en novembre 2009.
Namie et Ayako sont donc parmi les six convives qui s’installent autour de notre belle table ce soir là, car deux suédois se sont joins à nous. Nous sommes dans le village de Saint-Laurent d’Aigouze à « Lou Castelet », la maison d’hôtes tenue par Jean et Monica Benoit.
(Camargue, notre coin de Provence).
Un pétillant rosé au goût de framboise a été servi par Monica en apéritif. Le dîner est maintenant servi. Le cocktail de crevette est composé d’une sauce mayonnaise à la tomate relevée au piment rouge et posée, avec les crevettes rouges, sur un lit de salade verte. Le tout présenté dans un verre cognac de dégustation. Le vin pour le repas, est un rosé bien frais, de cépage merlot qui accompagnera aussi les médaillons de magret de canard. Le canard est garni de pomme rusty (spécialité suisse), et d’une sauce au jus et à la crème qui nappe des champignons de Paris.
Les bonnes odeurs nous mettent de bonne humeur et nous ouvrent l’appétit ! La viande, tendre, fond dans la bouche et les commentaires fusent dans toutes les langues, parfois en français ou en japonais, mais aussi en suédois et en anglais. Dans des éclats de rires nous sauçons nos assiettes, à la française, avec le bon pain de seigle, fait maison.
Puis vient le tour du fromage… Oh la la !
Ayako, qui a une connaissance très pointue des fromages français, ajoute au plateau les achats de la journée : faisselle et tomme de Camargue; morbier, banon, munster et autres délicatesses qui chatouillent l’odorat. Pour accompagner le fromage, Jean sert un vin rouge, syrah-grenache, un « Alpha » 2006 Domaine Notre Dame, élevé douze mois en fut de chêne.
Les desserts sont des flans aromatisés servis dans des petits pots en verre suivi d'une tasse de thé noir ou de café. Nous nous séparons heureux, avec "la peau du ventre bien tendue, merci petit Jésus... " (chanson).
Texte de Jean et Monica Benoit
Lu par Charles
(Le 19 mai 2010)
http://pagesperso-orange.fr/jmbenoit/index.htm
http://www.quartierlatinsendai.com/
La visite de Namie Aoyagi et de son amie Ayako Muramatsu nous ravit. C’est un peu du Quartier Latin à la maison, surtout que Namie était dans le groupe qui nous avait si bien accueillis lors de notre visite à Sendai, en novembre 2009.
Namie et Ayako sont donc parmi les six convives qui s’installent autour de notre belle table ce soir là, car deux suédois se sont joins à nous. Nous sommes dans le village de Saint-Laurent d’Aigouze à « Lou Castelet », la maison d’hôtes tenue par Jean et Monica Benoit.
(Camargue, notre coin de Provence).
Un pétillant rosé au goût de framboise a été servi par Monica en apéritif. Le dîner est maintenant servi. Le cocktail de crevette est composé d’une sauce mayonnaise à la tomate relevée au piment rouge et posée, avec les crevettes rouges, sur un lit de salade verte. Le tout présenté dans un verre cognac de dégustation. Le vin pour le repas, est un rosé bien frais, de cépage merlot qui accompagnera aussi les médaillons de magret de canard. Le canard est garni de pomme rusty (spécialité suisse), et d’une sauce au jus et à la crème qui nappe des champignons de Paris.
Les bonnes odeurs nous mettent de bonne humeur et nous ouvrent l’appétit ! La viande, tendre, fond dans la bouche et les commentaires fusent dans toutes les langues, parfois en français ou en japonais, mais aussi en suédois et en anglais. Dans des éclats de rires nous sauçons nos assiettes, à la française, avec le bon pain de seigle, fait maison.
Puis vient le tour du fromage… Oh la la !
Ayako, qui a une connaissance très pointue des fromages français, ajoute au plateau les achats de la journée : faisselle et tomme de Camargue; morbier, banon, munster et autres délicatesses qui chatouillent l’odorat. Pour accompagner le fromage, Jean sert un vin rouge, syrah-grenache, un « Alpha » 2006 Domaine Notre Dame, élevé douze mois en fut de chêne.
Les desserts sont des flans aromatisés servis dans des petits pots en verre suivi d'une tasse de thé noir ou de café. Nous nous séparons heureux, avec "la peau du ventre bien tendue, merci petit Jésus... " (chanson).
Texte de Jean et Monica Benoit
Lu par Charles
(Le 19 mai 2010)
http://pagesperso-orange.fr/jmbenoit/index.htm
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vendredi 21 mai 2010
Improvisation à Montpellier
Ecouter
Je m’appelle Hitomi Sato, je suis de Fukushima. J’étudiais le français à Quartier Latin, mais maintenant j’apprends le français à Montpellier depuis un mois 3 semaines. J’habite à Montpellier et je vais rester encore 5 mois. Maintenant j’habite avec des habitants, avec la propriétaire et ses deux fils et un autre colocataire français. Ils sont vraiment gentils et sympathiques. Je suis très très contente. Je trouve les habitants à Montpellier sympathiques.
Maintenant, je suis au café en terrasse avec Philippe et sa soeur Emmanuelle. Nous sommes en plein soleil, c’est très agréable. Philippe m’oblige à parler pour Radio Bonheur et il m’oblige aussi a dire que c’est le bonheur !
Place de la Comédie, il y a beaucoup de gens qui viennent profiter du soleil.
L’école où je vais est à côté de la Place de la Comédie et dans la classe il y a deux professeurs et elles sont vraiment gentilles et sympathiques. Et mes camarades sont hollandais, arabes, colombiennes, mexicaines et moi japonaise.
Le week-end, je vais à la mer Méditerranée. À la plage, il y a tant de gens qui se promènent. Je trouve que les français adorent la promenade.
Courage à tous ! Venez en France !
C’était Hitomi.
http://www.quartierlatinsendai.com/
Je m’appelle Hitomi Sato, je suis de Fukushima. J’étudiais le français à Quartier Latin, mais maintenant j’apprends le français à Montpellier depuis un mois 3 semaines. J’habite à Montpellier et je vais rester encore 5 mois. Maintenant j’habite avec des habitants, avec la propriétaire et ses deux fils et un autre colocataire français. Ils sont vraiment gentils et sympathiques. Je suis très très contente. Je trouve les habitants à Montpellier sympathiques.
Maintenant, je suis au café en terrasse avec Philippe et sa soeur Emmanuelle. Nous sommes en plein soleil, c’est très agréable. Philippe m’oblige à parler pour Radio Bonheur et il m’oblige aussi a dire que c’est le bonheur !
Place de la Comédie, il y a beaucoup de gens qui viennent profiter du soleil.
L’école où je vais est à côté de la Place de la Comédie et dans la classe il y a deux professeurs et elles sont vraiment gentilles et sympathiques. Et mes camarades sont hollandais, arabes, colombiennes, mexicaines et moi japonaise.
Le week-end, je vais à la mer Méditerranée. À la plage, il y a tant de gens qui se promènent. Je trouve que les français adorent la promenade.
Courage à tous ! Venez en France !
C’était Hitomi.
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jeudi 13 mai 2010
Le gibier japonais.
Ecouter
En France on appelle la viande d’oiseaux et d’animaux chassée « le gibier » et les gens l’aiment.
Mais au Japon, on tue des cerfs et des sangliers principalement pour limiter les dégâts dans l’industrie sylvicole et dans les produits agricoles et on les enterre ou on les incinére.
C’est vrai ? C’est incroyable !
Mais maintenant on essaie de mettre à profit leur chair comme viande comestible dans tout le pays. Le Ministère de l’Agriculture, des Forêts et des Pêches a commencé à soutenir ce projet en accordant une subvention pour construire des usines à traiter le gibier japonais.
C’est une bonne idée. On aurait dû le faire plus tôt !
Dans le département de Hyogo, le nombre de cerfs augumente, et les dégâts qu’ils causent est estimé à 4 cent million de yens par an. Pour contrôler leur nombre, le gouvernement permettra d’en tuer 30000, contre 20000 jusqu’à présent et a construit une usine pour les traiter. Le surnom de cette usine est « Momiji, la Princesse de Tanba ».
Tanba est le nom de la ville, n’est-ce pas ?
Oui ; momiji, l’érable, est le surnom pour le chevreuil au Japon.
Dans le département de Wakayama, on a commencé le programme « Animons notre région par le gibier » en 2008. Ils ont aussi construit une usine pour transformer le sanglier.
Dans le département de Saga, à Takeo, le gouvernement a organisé le service de sanglier dans la mairie. Ils ont développé des currys de sanglier précuit comme spécialité locale.
Dans l'Hokkaido, les gens étaient les précurseurs de la diffusion d'Ezoshika, la viande des cerfs du Nord du Japon. Ils sont arrivés à un bon résultat, mais ils n’en mangent que 12000 sur 78000, soit 15% de la capture. « On doit stimuler une plus forte demande et en faire manger quotidiennenment » dit le service de l’Environnement d’Hokkaido.
C’était Eriko
フランスでは、狩猟で捕獲された鳥獣肉はジビエと呼ばれ好まれているが、日本では、鹿や猪などは主に農林業への被害を防ぐために捕獲された後、大半を焼いたり埋めたりしていた。しかし今、これを食肉として使おうという試みが広まっている。農林省でも、食肉加工への補助などで、国産ジビエの支援を始めた。
兵庫県では、鹿の数が増え、農林業への被害が年間4億円にものぼり、県はこれまで2万頭としていた捕獲量を3万に増やす。2006年には丹波市にシカ肉専門の処理施設「丹波姫もみじ」がオープンした。
和歌山では、2008年〈ジビエで地域おこし〉という事業を始め、やはり処理施設を作った。佐賀県の武雄市では市役所にいのしし課を作り、レトルトのいのししカレーなど特産品を開発した。エゾ鹿の食肉化に先駆的に取組んできた北海道では、それなりの成果はあげているが、食肉利用は2008年で12000頭、捕獲数78000頭の15%だ。「需要拡大には家庭で食べる日常的な食材にする必要がある。」と道自然環境課では話している。
http://www.quartierlatinsendai.com/
En France on appelle la viande d’oiseaux et d’animaux chassée « le gibier » et les gens l’aiment.
Mais au Japon, on tue des cerfs et des sangliers principalement pour limiter les dégâts dans l’industrie sylvicole et dans les produits agricoles et on les enterre ou on les incinére.
C’est vrai ? C’est incroyable !
Mais maintenant on essaie de mettre à profit leur chair comme viande comestible dans tout le pays. Le Ministère de l’Agriculture, des Forêts et des Pêches a commencé à soutenir ce projet en accordant une subvention pour construire des usines à traiter le gibier japonais.
C’est une bonne idée. On aurait dû le faire plus tôt !
Dans le département de Hyogo, le nombre de cerfs augumente, et les dégâts qu’ils causent est estimé à 4 cent million de yens par an. Pour contrôler leur nombre, le gouvernement permettra d’en tuer 30000, contre 20000 jusqu’à présent et a construit une usine pour les traiter. Le surnom de cette usine est « Momiji, la Princesse de Tanba ».
Tanba est le nom de la ville, n’est-ce pas ?
Oui ; momiji, l’érable, est le surnom pour le chevreuil au Japon.
Dans le département de Wakayama, on a commencé le programme « Animons notre région par le gibier » en 2008. Ils ont aussi construit une usine pour transformer le sanglier.
Dans le département de Saga, à Takeo, le gouvernement a organisé le service de sanglier dans la mairie. Ils ont développé des currys de sanglier précuit comme spécialité locale.
Dans l'Hokkaido, les gens étaient les précurseurs de la diffusion d'Ezoshika, la viande des cerfs du Nord du Japon. Ils sont arrivés à un bon résultat, mais ils n’en mangent que 12000 sur 78000, soit 15% de la capture. « On doit stimuler une plus forte demande et en faire manger quotidiennenment » dit le service de l’Environnement d’Hokkaido.
C’était Eriko
フランスでは、狩猟で捕獲された鳥獣肉はジビエと呼ばれ好まれているが、日本では、鹿や猪などは主に農林業への被害を防ぐために捕獲された後、大半を焼いたり埋めたりしていた。しかし今、これを食肉として使おうという試みが広まっている。農林省でも、食肉加工への補助などで、国産ジビエの支援を始めた。
兵庫県では、鹿の数が増え、農林業への被害が年間4億円にものぼり、県はこれまで2万頭としていた捕獲量を3万に増やす。2006年には丹波市にシカ肉専門の処理施設「丹波姫もみじ」がオープンした。
和歌山では、2008年〈ジビエで地域おこし〉という事業を始め、やはり処理施設を作った。佐賀県の武雄市では市役所にいのしし課を作り、レトルトのいのししカレーなど特産品を開発した。エゾ鹿の食肉化に先駆的に取組んできた北海道では、それなりの成果はあげているが、食肉利用は2008年で12000頭、捕獲数78000頭の15%だ。「需要拡大には家庭で食べる日常的な食材にする必要がある。」と道自然環境課では話している。
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mercredi 28 avril 2010
La fête de grillade des harengs
Ecouter
La fête de grillade des harengs aura lieu du 29 avril au 5 mai dans le parc de Shinjo.
Le hareng est appelé le poisson qui annonce le printemps.
Le hareng est synonyme de printemps.
Des harengs sont tranportés d’Hokkaïdo à Shinjo au printemps.
Et alors le printemps arrive à Shinjo avec les harengs.
La fête de grillade des harengs aura lieu du 29 avril au 5 mai dans le parc de Shinjo.
Le hareng est appelé le poisson qui annonce le printemps.
Le hareng est synonyme de printemps.
Des harengs sont tranportés d’Hokkaïdo à Shinjo au printemps.
Et alors le printemps arrive à Shinjo avec les harengs.
En japonais on dit 鰊 (nishin) pour « hareng », mais dans ma région à Shinjo, on dit « kado ». « Kado » est un mot de la race aïnou.
Venez nombreux à la fête des harengs à Shinjo.
C’était Takashi.
vendredi 23 avril 2010
Qui faisait tomber la neige, le maire ou les écoliers?
Ecouter
Un bel après-midi, le maire de New York, dans une conférence de presse, a annoncé la fermeture provisoire des écoles, le lendemain, à cause de la neige. Ça a beaucoup étonné les habitants. Le jour de cette annonce, il faisait beau, bien plus, il n’y avait pas de signe de neige, ni de pluie.
Mais lendemain matin ils se sont réveillés dans de fortes chutes de neige, comme ils n’en avaient pas vu depuis des années. La circulation a été paralysée, bien des gens ont glissé sur la neige. Le maire avait vu juste.
Jusqu’à l’hiver dernier, les autorités municipales avaient décidé la suspension exceptionnelle des écoles à 5 heures du matin, le jour même. Mais cette décision s’est attirée la défaveur des parents qui avaient à travailler. Ils ont invoqué que c’était difficile de trouver immédiatement des garderies. Donc les autorités ont osé annoncer la fermeture provisoire des écoles le jour précédent.
La prédiction juste du maire, c’était grâce aux satellites météorologiques. Mais, ce qui est bizzare, c’est que des écoliers voisins ont dit que c’était grâce à eux. Ils ont dit qu'ils se sont couchés, le pyjamas à l’envers, pour faire voeux de fermer provisoirement leurs écoles à cause de la neige. D’ailleurs, un écolier a été fier de doubler ses voeux en ajoutant une autre magie. Il s’est couché sur un oreiller sous lequel il avait caché une cuiller lèchée.
On dit que ce sont des légendes héritées des régions à fort enneigement aux États-Unis. Ce n’est pas vraiment scientifique. Mais qui croit aura été sauvé. Je voudrais me coucher le pyjamas à l’envers, quand je ne voudrais pas aller au bureau.
C'est Toshi.
le 17 février 2010 Journal Asahi
écrit par M.Toshihiro Yamanaka le correspondant permanent du Journal Asahi à New York.
特派員メモ ニューヨーク
裏返しのパジャマ
よく晴れた昼下がり、ニューヨーク市長が記者会見で「明日は雪のため公立学校を休校にします」と発表したから驚いた。雪どころか一滴の雨すら降りそうにない空模様だったからだ。
翌朝目覚めると、数年に一度あるかないかの大雪だった。交通網は乱れ、転倒者は相次ぎ、市長の読みは大当たりだった。昨冬まで市は、早朝5時台に臨時休校を決めていた。これが仕事を持つ多くの父母には不評だった。「当日いきなり休校と言われても託児先が探せない」。今回は思い切って前日早めの発表に切り替えたそうだ。
当たったのは、気象衛星のおかげである。なのに、うちの近所の小中学生たちは「僕たちのおかげだ」と妙なことを言う。聞けば、雪による休校を念じて、前夜、パジャマを裏返しに着ておまじないをみんなで敢行したと言う。なめたスプーンを枕の下に入れて眠るという儀式を加えて、祈りを倍加したと自慢する子もいた。
民間伝承に詳しいリサ・オバホルサー(40)によると、米国の積雪地帯で親から子へと受け継がれた言い伝えらしい。まるで非科学的だが、信じるものは救われる。今度、仕事がつらくて出社したくない時は、私も裏返しのパジャマで眠ってみることに決めた。
(山中季広)
『朝日新聞』2010・2・17
http://www.quartierlatinsendai.com/
Un bel après-midi, le maire de New York, dans une conférence de presse, a annoncé la fermeture provisoire des écoles, le lendemain, à cause de la neige. Ça a beaucoup étonné les habitants. Le jour de cette annonce, il faisait beau, bien plus, il n’y avait pas de signe de neige, ni de pluie.
Mais lendemain matin ils se sont réveillés dans de fortes chutes de neige, comme ils n’en avaient pas vu depuis des années. La circulation a été paralysée, bien des gens ont glissé sur la neige. Le maire avait vu juste.
Jusqu’à l’hiver dernier, les autorités municipales avaient décidé la suspension exceptionnelle des écoles à 5 heures du matin, le jour même. Mais cette décision s’est attirée la défaveur des parents qui avaient à travailler. Ils ont invoqué que c’était difficile de trouver immédiatement des garderies. Donc les autorités ont osé annoncer la fermeture provisoire des écoles le jour précédent.
La prédiction juste du maire, c’était grâce aux satellites météorologiques. Mais, ce qui est bizzare, c’est que des écoliers voisins ont dit que c’était grâce à eux. Ils ont dit qu'ils se sont couchés, le pyjamas à l’envers, pour faire voeux de fermer provisoirement leurs écoles à cause de la neige. D’ailleurs, un écolier a été fier de doubler ses voeux en ajoutant une autre magie. Il s’est couché sur un oreiller sous lequel il avait caché une cuiller lèchée.
On dit que ce sont des légendes héritées des régions à fort enneigement aux États-Unis. Ce n’est pas vraiment scientifique. Mais qui croit aura été sauvé. Je voudrais me coucher le pyjamas à l’envers, quand je ne voudrais pas aller au bureau.
C'est Toshi.
le 17 février 2010 Journal Asahi
écrit par M.Toshihiro Yamanaka le correspondant permanent du Journal Asahi à New York.
特派員メモ ニューヨーク
裏返しのパジャマ
よく晴れた昼下がり、ニューヨーク市長が記者会見で「明日は雪のため公立学校を休校にします」と発表したから驚いた。雪どころか一滴の雨すら降りそうにない空模様だったからだ。
翌朝目覚めると、数年に一度あるかないかの大雪だった。交通網は乱れ、転倒者は相次ぎ、市長の読みは大当たりだった。昨冬まで市は、早朝5時台に臨時休校を決めていた。これが仕事を持つ多くの父母には不評だった。「当日いきなり休校と言われても託児先が探せない」。今回は思い切って前日早めの発表に切り替えたそうだ。
当たったのは、気象衛星のおかげである。なのに、うちの近所の小中学生たちは「僕たちのおかげだ」と妙なことを言う。聞けば、雪による休校を念じて、前夜、パジャマを裏返しに着ておまじないをみんなで敢行したと言う。なめたスプーンを枕の下に入れて眠るという儀式を加えて、祈りを倍加したと自慢する子もいた。
民間伝承に詳しいリサ・オバホルサー(40)によると、米国の積雪地帯で親から子へと受け継がれた言い伝えらしい。まるで非科学的だが、信じるものは救われる。今度、仕事がつらくて出社したくない時は、私も裏返しのパジャマで眠ってみることに決めた。
(山中季広)
『朝日新聞』2010・2・17
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mardi 6 avril 2010
La résurrection de la nature sous le ciel de Paris
Ecoutez Depuis 1990, on n’avait jamais vu de renards à Paris. Mais il y a 2 ans dans la nuit, devant l’Assemblée nationale, un parlementaire a trouvé un renard. Et l’été dernier, un renard était écrasé dans le centre. Il semble que des renards habitent dans la forêt dans les environs de Paris.
C'est pas vrai ! On trouve des renards à Paris ?
Oui, en effet plusieurs animaux et plants sauvages qui ont disparu à Paris y sont retrouvés ces dernières années. Par exemple, nids d’éperviers et de martins-pêcheurs sont découverts en 2008. Le nombre d’espèces de chauves-souris passe de 5 en 1995 à 8 en 2008. Une espèce de carotte sauvage qui était disparue depuis le 17ième siècle est retrouvée dans les environs de Paris.
C'est formidable.
Le nombre d’espèces de plants passe de 700 en 1960 à plus de 1000. Dans la Seine, à cause de la pollution des eaux il y avait seulement 8 sortes de poissons en 1984, mais on en a trouvé 34 sortes en 2009.
Comment s'est arrivé ?
A Paris on pense que c’est le résultat de la réduction des insecticides agricoles et le mouvement pour reverdir la ville. Depuis 1990 on a commencé à réduire les insecticides agricoles dans les parcs et dans les espaces verts en prêtant attention à l’écologie et à la santé des ouvriers dans les parcs.
Ah, c'est préférable.
En 2001 le Parti vert s’est joint au gouvernement et le mouvement a été accéléré. On a diminué la consommation d’insecticide et de bactéricide de 75% en 2001, et la consommation d’herbicide est aussi réduite de 65%.
Maintenant 63 parcs sur environ 470 parcs de la ville sont dépourvus de produits chimiques. On a pour but d’augmenter le nombre à 300 jusqu’en 2014.
Seulement la réduction de produits chimiques ?
En plus on transforme des terrains inoccupés en parcs et on a agrandi leurs surfaces.
On a créé des étangs ou on laisse pousser des herbes dans les parcs pour multiplier la faune et la flore. Ces mesures semblent réussir à tel point qu’il y a des plaintes des habitants « Les grenouilles coassent bruyamment ! »
C’était Eriko
Oui, en effet plusieurs animaux et plants sauvages qui ont disparu à Paris y sont retrouvés ces dernières années. Par exemple, nids d’éperviers et de martins-pêcheurs sont découverts en 2008. Le nombre d’espèces de chauves-souris passe de 5 en 1995 à 8 en 2008. Une espèce de carotte sauvage qui était disparue depuis le 17ième siècle est retrouvée dans les environs de Paris.
C'est formidable.
Le nombre d’espèces de plants passe de 700 en 1960 à plus de 1000. Dans la Seine, à cause de la pollution des eaux il y avait seulement 8 sortes de poissons en 1984, mais on en a trouvé 34 sortes en 2009.
Comment s'est arrivé ?
A Paris on pense que c’est le résultat de la réduction des insecticides agricoles et le mouvement pour reverdir la ville. Depuis 1990 on a commencé à réduire les insecticides agricoles dans les parcs et dans les espaces verts en prêtant attention à l’écologie et à la santé des ouvriers dans les parcs.
Ah, c'est préférable.
En 2001 le Parti vert s’est joint au gouvernement et le mouvement a été accéléré. On a diminué la consommation d’insecticide et de bactéricide de 75% en 2001, et la consommation d’herbicide est aussi réduite de 65%.
Maintenant 63 parcs sur environ 470 parcs de la ville sont dépourvus de produits chimiques. On a pour but d’augmenter le nombre à 300 jusqu’en 2014.
Seulement la réduction de produits chimiques ?
En plus on transforme des terrains inoccupés en parcs et on a agrandi leurs surfaces.
On a créé des étangs ou on laisse pousser des herbes dans les parcs pour multiplier la faune et la flore. Ces mesures semblent réussir à tel point qu’il y a des plaintes des habitants « Les grenouilles coassent bruyamment ! »
C’était Eriko
パリ市内で1990年以降見られなかった狐が、相次いで目撃されている。二年前には、議員が国民議会の前で深夜に鉢合わせ。昨年夏には中心部で一匹が車に轢かれて死んだ。郊外に住む狐が市内の中心部に入り込むと見られている。市中心部で近年確認されるようになった動植物は少なくない。2008年にはいたかの巣やかわせみが確認されたり、17世紀以降見られなかった野生のにんじんが確認されたり。1995年の調査では5種類だったコウモリも2008年には8種類に増加。1960年代に700種まで減った植物も1000種以上に増えた。セーヌ川の魚が1984年には8種類だったものが34種類まで回復した。パリ市では市街地で緑化や無農薬化を進めた効果と見ている。パリでは1990年初頭、環境や作業員の健康への配慮で公園や緑地での農薬減らす試みを始めた。2001年には緑の党が与党に加わり、さらにその動きが加速。殺虫剤や殺菌剤の使用量は01年に比べ75%、除草剤は65%減った。約470の公園のうち09年までに63箇所が無農薬化。2014年までに300箇所を目標にする。さらに空き地の公園への転用もすすめ、面積を増やす計画。05年ごろから動植物の種類の多様化を目指す方策も導入。公園に沼地をつくったり、雑草をわざと放置したりしている。最近では「蛙の声が夜うるさい」といった苦情がでるほどた。
http://www.quartierlatinsendai.com/
vendredi 5 mars 2010
Naruko à Paris
Ecoutez
« Maison et Objet Paris » avait lieu du 22 au 26 janvier à Paris. La marque « Naruko », des objets traditionnels d’art de Naruko-Onsen, y était exposée.
Qu’est-ce que c’est, « Maison et Objet Paris » ?
C’est la plus grande foire d’ameublement d’intérieurs dans le monde entier. Chaque année plus de 3000 marques exposent des objets et des cadeaux. Et plus de 70000 personnes viennent découvrir de nouvelles choses. Cette année à peu près 30 entreprises ou associations japonaises y ont participé.
La marque « Naruko », c’est comment ?
Des spécialistes et des artisans locaux l’exploitent ensemble. Elle unit la technique de la laque et celle des kokeshis (poupée de bois). La caractéristique est l’assemblage de pièces identiques rondes, pour former différents meubles ou objets. Ces petites pièces permettent d’éviter l’utilisation de gros blocs de bois. « Naruko » est donc une marque écologique.
« Naruko » a intéressé beaucoup de visiteurs ?
Oui. Beaucoup d’ importateurs du monde entier étaient très intéressés. Pendant la durée de la foire 2000 personnes sont passées au stand de
« Naruko ». Elles prenaient intérêt aux nouvelles formes et à ce que les objets étaient faits à la main.
Fait à la main ? C’est cher, n’est-ce pas ?
Oui, c’est assez cher. Les artisans de Naruko achèvent tout à la main, donc ils mettent 3 mois pour terminer un objet laqué. On a expliqué le processus de la fabrication aux visiteurs, et ils ont compris la chèreté du prix.
Quelle sorte d’objet a eu la faveur du public ?
Une table à café, et un chandelier etc. Et environ 80 affaires sont en négociation, et on escompte conclure beaucoup de contrats.
C’était Noriko.
パリで1月22日から26日まで開かれた「メゾン・エ・オブジェ・パリ」に鳴子温泉地区の伝統工芸品が出品された。
「メゾン・エ・オブジェ・パリ」とは、世界最大の見本市で、例年、室内装飾品やギフト用品など3000以上のブランドが出品され、7万人以上が新しいデザインを目指して訪れる。日本からは約30社・団体が出展した。
NARUKOブランドは有識者や地元の職人らが共同で、鳴子の漆器とこけしの技術を融合して開発した。木地に漆を塗ったパーツを、自由に組み合わせることができるのが特徴であり、環境への配慮も意識している。
NARUKOブランドは各国のバイヤーの目にとまり、期間中2000人が鳴子のブースで足を止めた。斬新なデザインと、すべてが手作りという点に興味を持ったようだ。
鳴子漆器は最後まで職人の手作業によるため、納期は3ヶ月もかかる。展示会でそうした制作過程を説明すると、値段の高さも納得してもらえた。
人気はコーヒーテーブルやキャンドルスタンドなど。現在約80件の商談が進んでおり、8~9割の成約を見込んでいる。
http://www.quartierlatinsendai.com/
« Maison et Objet Paris » avait lieu du 22 au 26 janvier à Paris. La marque « Naruko », des objets traditionnels d’art de Naruko-Onsen, y était exposée.
Qu’est-ce que c’est, « Maison et Objet Paris » ?
C’est la plus grande foire d’ameublement d’intérieurs dans le monde entier. Chaque année plus de 3000 marques exposent des objets et des cadeaux. Et plus de 70000 personnes viennent découvrir de nouvelles choses. Cette année à peu près 30 entreprises ou associations japonaises y ont participé.
La marque « Naruko », c’est comment ?
Des spécialistes et des artisans locaux l’exploitent ensemble. Elle unit la technique de la laque et celle des kokeshis (poupée de bois). La caractéristique est l’assemblage de pièces identiques rondes, pour former différents meubles ou objets. Ces petites pièces permettent d’éviter l’utilisation de gros blocs de bois. « Naruko » est donc une marque écologique.
« Naruko » a intéressé beaucoup de visiteurs ?
Oui. Beaucoup d’ importateurs du monde entier étaient très intéressés. Pendant la durée de la foire 2000 personnes sont passées au stand de
« Naruko ». Elles prenaient intérêt aux nouvelles formes et à ce que les objets étaient faits à la main.
Fait à la main ? C’est cher, n’est-ce pas ?
Oui, c’est assez cher. Les artisans de Naruko achèvent tout à la main, donc ils mettent 3 mois pour terminer un objet laqué. On a expliqué le processus de la fabrication aux visiteurs, et ils ont compris la chèreté du prix.
Quelle sorte d’objet a eu la faveur du public ?
Une table à café, et un chandelier etc. Et environ 80 affaires sont en négociation, et on escompte conclure beaucoup de contrats.
C’était Noriko.
パリで1月22日から26日まで開かれた「メゾン・エ・オブジェ・パリ」に鳴子温泉地区の伝統工芸品が出品された。
「メゾン・エ・オブジェ・パリ」とは、世界最大の見本市で、例年、室内装飾品やギフト用品など3000以上のブランドが出品され、7万人以上が新しいデザインを目指して訪れる。日本からは約30社・団体が出展した。
NARUKOブランドは有識者や地元の職人らが共同で、鳴子の漆器とこけしの技術を融合して開発した。木地に漆を塗ったパーツを、自由に組み合わせることができるのが特徴であり、環境への配慮も意識している。
NARUKOブランドは各国のバイヤーの目にとまり、期間中2000人が鳴子のブースで足を止めた。斬新なデザインと、すべてが手作りという点に興味を持ったようだ。
鳴子漆器は最後まで職人の手作業によるため、納期は3ヶ月もかかる。展示会でそうした制作過程を説明すると、値段の高さも納得してもらえた。
人気はコーヒーテーブルやキャンドルスタンドなど。現在約80件の商談が進んでおり、8~9割の成約を見込んでいる。
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dimanche 28 février 2010
L’île du pianiste
Ecoutez
Arfred Denis Cortot (1877-1962), pianiste français, un fondateur de l’École normale de musique de Paris, est venu au Japon en 1952. Après son concert à Shimonoseki, il a logé dans un hôtel thermal au village de Kawatana qui donne sur la mer. Quand il a vu une petite île il a dit qu’il voulait l’acheter et y habiter.
Cette île qui s’appelle Atsushima était inhabité. Le maire d’alors a proposé de l’offrir au pianiste, en la baptisant « L’île Cortot ». On dit qu’il parlait souvent de « son île », « île d’un beau rêve » après son retour à Paris. Mais le pianiste est mort de maladie, donc il n’avait pas pu revenir au Japon.
Mais pourquoi aimait-il l’endroit tellement passionnément ?
Il a joué du Schumann, le compositeur allemand, un peu partout en Allemagne. Schumann était le numéro de Cortot, et Cortot a participé au gouvernement de Vichy, donc il était tenu pour pro-Nazie. Alors il a dû déménager de Paris à Lausanne après la seconde Guerre mondiale.
Il a changé son style entre l’avant et l’après-guerre. Avant-guerre, il a joué le troisième mouvement de la deuxième sonate de Chopin : La marche funèbre, passionnément et énergiquement, mais après-guerre, il a joué le même mouvement tristement et sereinement. Il en est de même des paroles de ses vieux jours : « Il faut s’entendre, mais pas jouer ».
La bienveillance des villageois de Kawatana devait pénétrer le coeur du pianiste d’autant plus profondément qu’il était critiqué politiquement.
« L’île Cortot », elle est peut- être le symbole de la vie isolée du grand pianiste.
La ville de Shimonoseki avait décidé de construire «La salle Cortot» dans le lieu ou était l’hôtel de Cortot, et elle s’est achevée le 17 janvier de cette année.
À l’avenir il y aura la fête franco-japonaise de musique chaque année à La salle Cortot.
C’était Toshi.
Un article abrégé de
M. Tokihiko Ymetsu,
un rédacteur de Mainichi Journal
ピアニストの島
フランスのピアニスト、パリ・エコル・ノルマル音楽院の創設者の一人、アルフレッド・コルトー(1877~1962)は1952年来日した。下関での演奏会の後、川棚温泉で宿泊し、浜から見える小さな島を見て、「この島を買ってここに住みたい」と言った。この島は厚島といって無人島であった。当時の村長がこの島を「孤留島こるとう」と名づけてピアニストに差し上げようと提案した。大喜びしたコルトーはパリに帰ってからも多くの人に彼の「夢の島」の話をした。だが、二度目の来日はかなわず、病没した。
だがなぜ彼はこれほどこの地を気に入ったのだろう?彼はシューマンを得意としていたことから、ドイツ各地で演奏会を開いていた。結果としてそれが親ナチとされ、 第二次大戦後、住まいもパリからスイス・ローザンヌに移らざるを得なかった。
彼の演奏は戦前・戦後で大きく変化した。戦前、彼はショパンのピアノ・ソナタ第二番の第三楽章、いわゆる葬送行進曲を激しく、エネルギッシュに弾いた。だが戦後の同じ曲の演奏は淡々として、寂寥が鳴っている。コルトーが晩年に語ったという「聞こえなければならない、しかし弾いてはならない」という言葉そのままである。
パリで政治的に批判されていただけに、川棚の人たちの優しさが身に染みたに違いない。「孤留島」は孤絶した偉大なピアニストの生の象徴なのかもしれない。下関市はコルトーの泊まったホテルの跡地に「コルトー・ホール」を建設することをきめ、今年(2010年)1月17日に完成した。今後毎年、このホールで日本とフランスの音楽家による音楽祭が開かれる計画である。
(本文は毎日新聞専門編集委員・梅津時比古氏による二つの毎日新聞に掲載された記事(2010.1-31、同2-7)を要約したものである。)
http://www.quartierlatinsendai.com/
Arfred Denis Cortot (1877-1962), pianiste français, un fondateur de l’École normale de musique de Paris, est venu au Japon en 1952. Après son concert à Shimonoseki, il a logé dans un hôtel thermal au village de Kawatana qui donne sur la mer. Quand il a vu une petite île il a dit qu’il voulait l’acheter et y habiter.
Cette île qui s’appelle Atsushima était inhabité. Le maire d’alors a proposé de l’offrir au pianiste, en la baptisant « L’île Cortot ». On dit qu’il parlait souvent de « son île », « île d’un beau rêve » après son retour à Paris. Mais le pianiste est mort de maladie, donc il n’avait pas pu revenir au Japon.
Mais pourquoi aimait-il l’endroit tellement passionnément ?
Il a joué du Schumann, le compositeur allemand, un peu partout en Allemagne. Schumann était le numéro de Cortot, et Cortot a participé au gouvernement de Vichy, donc il était tenu pour pro-Nazie. Alors il a dû déménager de Paris à Lausanne après la seconde Guerre mondiale.
Il a changé son style entre l’avant et l’après-guerre. Avant-guerre, il a joué le troisième mouvement de la deuxième sonate de Chopin : La marche funèbre, passionnément et énergiquement, mais après-guerre, il a joué le même mouvement tristement et sereinement. Il en est de même des paroles de ses vieux jours : « Il faut s’entendre, mais pas jouer ».
La bienveillance des villageois de Kawatana devait pénétrer le coeur du pianiste d’autant plus profondément qu’il était critiqué politiquement.
« L’île Cortot », elle est peut- être le symbole de la vie isolée du grand pianiste.
La ville de Shimonoseki avait décidé de construire «La salle Cortot» dans le lieu ou était l’hôtel de Cortot, et elle s’est achevée le 17 janvier de cette année.
À l’avenir il y aura la fête franco-japonaise de musique chaque année à La salle Cortot.
C’était Toshi.
Un article abrégé de
M. Tokihiko Ymetsu,
un rédacteur de Mainichi Journal
ピアニストの島
フランスのピアニスト、パリ・エコル・ノルマル音楽院の創設者の一人、アルフレッド・コルトー(1877~1962)は1952年来日した。下関での演奏会の後、川棚温泉で宿泊し、浜から見える小さな島を見て、「この島を買ってここに住みたい」と言った。この島は厚島といって無人島であった。当時の村長がこの島を「孤留島こるとう」と名づけてピアニストに差し上げようと提案した。大喜びしたコルトーはパリに帰ってからも多くの人に彼の「夢の島」の話をした。だが、二度目の来日はかなわず、病没した。
だがなぜ彼はこれほどこの地を気に入ったのだろう?彼はシューマンを得意としていたことから、ドイツ各地で演奏会を開いていた。結果としてそれが親ナチとされ、 第二次大戦後、住まいもパリからスイス・ローザンヌに移らざるを得なかった。
彼の演奏は戦前・戦後で大きく変化した。戦前、彼はショパンのピアノ・ソナタ第二番の第三楽章、いわゆる葬送行進曲を激しく、エネルギッシュに弾いた。だが戦後の同じ曲の演奏は淡々として、寂寥が鳴っている。コルトーが晩年に語ったという「聞こえなければならない、しかし弾いてはならない」という言葉そのままである。
パリで政治的に批判されていただけに、川棚の人たちの優しさが身に染みたに違いない。「孤留島」は孤絶した偉大なピアニストの生の象徴なのかもしれない。下関市はコルトーの泊まったホテルの跡地に「コルトー・ホール」を建設することをきめ、今年(2010年)1月17日に完成した。今後毎年、このホールで日本とフランスの音楽家による音楽祭が開かれる計画である。
(本文は毎日新聞専門編集委員・梅津時比古氏による二つの毎日新聞に掲載された記事(2010.1-31、同2-7)を要約したものである。)
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lundi 15 février 2010
La rose ose le bleu
Ecoutez
Les roses bleues étaient synonymes d’impossibilité. Mais Suntory, une entreprise japonaise, a créé des roses bleues par la recombination génétique et a commencé à les vendre seulement à Tokyo et dans le Kansai en novembre 2009. Ils vendent chaque fleur de 2000 à 3000 yens.
C’est très cher !
Oui, mais elles se vendent si bien qu’elles sont réservées jusqu’à la fin de janvier. Ils vont en produire beaucoup plus et les vendre dans tout le Japon en 2011.
Dans les roses il n’y a pas les gènes qui créent les pigments bleus.
Alors, comment ils font ?
Suntory a déjà créé des oeillets bleus en 1997 en y incorporant le gène du pétunia. Mais ça n’a pas marché sur les roses. Ils cherchaient les gènes qui leur donneraient des pigments bleus et ils ont trouvé que le gène de la pensée se combinait bien avec les roses, mais tous les essais étaient infructueux jusqu’en 2004 où ils ont enfin réussi à trouver une sorte de rose qui devenait bleue grâce à ce gène de la pensée. Ils ont réusssi en 2004 et 5 ans après ils commencent à vendre.
Mais ces oeillets et ces roses ne sont pas d’un bleu éclatant comme les hortensias. L’ion de métal, l’acidité de la cellule, et l’existence de pigments auxiliaires donnent le bleu.
Ah bon, c’est compliqué.
Kakiken, une autre entreprise au Japon a réussi à créer des chrysanthèmes bleus avec des gènes de campanulacées, bien que la couleur ne soit pas assez bleue. Suntory est en train de développer des lis bleus avec la collaboration du département de Niigata.
Mais il faut faire attention de ne pas influencer l’écosystème par le croisement avec des variétés sauvages. Il n’y a pas de problème avec les oeillets et les roses parce que les oeillets produisent peu de pollen et le pollen des roses n’a pas de gènes bleus, seulement leurs pétales en ont.
C’est mystérieux.
Donc on peut les vendre. Mais, avec les chrysanthèmes et les lis, il y a le risque de croiser avec des variétés sauvages. Maintenant on développe des chrysanthèmes et des lis qui n’ont pas de pollen.
Un jour, on pourra acheter un bouquet de roses bleues éclatant pour les anniversaires !
C’était Eriko
青いバラは、不可能の代名詞と言われてきた。しかし、サントリーが遺伝子組み換えにより青いバラを開発し2010年11月から東京と関西地区でのみ売り出し始めた。一本2000円から3000円で売られているが、人気を集めて2011年一月末まで予約でいっぱいだ。サントリーは生産をもっと増やし、2011年には全国販売を目指している。
バラには青い色素を生む遺伝子ない。サントリーは1997年にペチュニアの遺伝子を組み込んで青いカーネーションの開発に成功している。しかし、ペチュニアの遺伝子はバラには効かず、バラに合う遺伝子を捜さなくてはならなかった。ついにパンジーの青色遺伝子をバラに組み込むことに成功したものの、最初は青く見えなかった。そこで、バラの品種を選びなおすという作業を繰り返し、2004年に開発に成功し、去年市販にこぎつけた。とはいえ、今の青いバラもカーネーションも、アジサイのような鮮やかな青にはまだ遠い。金属イオン、花の細胞内の酸性度、助色素の有無など様々な条件が係わるという。花き研は、やはり鮮やかな青ではないが、カンパニュラの遺伝子を用いて青い菊を開発した。またサントリーは新潟県と青いゆりを共同開発している。
しかし、栽培は販売には野生種との交雑による生態系への影響を防がなければならない。カーネーションは花粉を殆ど作らず、バラは花びらには青色遺伝子があるものの、花粉にはないので、生態系に影響を生ずる恐れはないため、販売が可能になった。しかし、菊やゆりは、国内に交雑可能な野生種が多くある。現在の青い菊とゆりの研究では花粉ができないようにする技術開発が進められている。そのうちに、みなが記念日に鮮やかな青バラのブーケを買える日がくるかもしれない。
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Les roses bleues étaient synonymes d’impossibilité. Mais Suntory, une entreprise japonaise, a créé des roses bleues par la recombination génétique et a commencé à les vendre seulement à Tokyo et dans le Kansai en novembre 2009. Ils vendent chaque fleur de 2000 à 3000 yens.
C’est très cher !
Oui, mais elles se vendent si bien qu’elles sont réservées jusqu’à la fin de janvier. Ils vont en produire beaucoup plus et les vendre dans tout le Japon en 2011.
Dans les roses il n’y a pas les gènes qui créent les pigments bleus.
Alors, comment ils font ?
Suntory a déjà créé des oeillets bleus en 1997 en y incorporant le gène du pétunia. Mais ça n’a pas marché sur les roses. Ils cherchaient les gènes qui leur donneraient des pigments bleus et ils ont trouvé que le gène de la pensée se combinait bien avec les roses, mais tous les essais étaient infructueux jusqu’en 2004 où ils ont enfin réussi à trouver une sorte de rose qui devenait bleue grâce à ce gène de la pensée. Ils ont réusssi en 2004 et 5 ans après ils commencent à vendre.
Mais ces oeillets et ces roses ne sont pas d’un bleu éclatant comme les hortensias. L’ion de métal, l’acidité de la cellule, et l’existence de pigments auxiliaires donnent le bleu.
Ah bon, c’est compliqué.
Kakiken, une autre entreprise au Japon a réussi à créer des chrysanthèmes bleus avec des gènes de campanulacées, bien que la couleur ne soit pas assez bleue. Suntory est en train de développer des lis bleus avec la collaboration du département de Niigata.
Mais il faut faire attention de ne pas influencer l’écosystème par le croisement avec des variétés sauvages. Il n’y a pas de problème avec les oeillets et les roses parce que les oeillets produisent peu de pollen et le pollen des roses n’a pas de gènes bleus, seulement leurs pétales en ont.
C’est mystérieux.
Donc on peut les vendre. Mais, avec les chrysanthèmes et les lis, il y a le risque de croiser avec des variétés sauvages. Maintenant on développe des chrysanthèmes et des lis qui n’ont pas de pollen.
Un jour, on pourra acheter un bouquet de roses bleues éclatant pour les anniversaires !
C’était Eriko
青いバラは、不可能の代名詞と言われてきた。しかし、サントリーが遺伝子組み換えにより青いバラを開発し2010年11月から東京と関西地区でのみ売り出し始めた。一本2000円から3000円で売られているが、人気を集めて2011年一月末まで予約でいっぱいだ。サントリーは生産をもっと増やし、2011年には全国販売を目指している。
バラには青い色素を生む遺伝子ない。サントリーは1997年にペチュニアの遺伝子を組み込んで青いカーネーションの開発に成功している。しかし、ペチュニアの遺伝子はバラには効かず、バラに合う遺伝子を捜さなくてはならなかった。ついにパンジーの青色遺伝子をバラに組み込むことに成功したものの、最初は青く見えなかった。そこで、バラの品種を選びなおすという作業を繰り返し、2004年に開発に成功し、去年市販にこぎつけた。とはいえ、今の青いバラもカーネーションも、アジサイのような鮮やかな青にはまだ遠い。金属イオン、花の細胞内の酸性度、助色素の有無など様々な条件が係わるという。花き研は、やはり鮮やかな青ではないが、カンパニュラの遺伝子を用いて青い菊を開発した。またサントリーは新潟県と青いゆりを共同開発している。
しかし、栽培は販売には野生種との交雑による生態系への影響を防がなければならない。カーネーションは花粉を殆ど作らず、バラは花びらには青色遺伝子があるものの、花粉にはないので、生態系に影響を生ずる恐れはないため、販売が可能になった。しかし、菊やゆりは、国内に交雑可能な野生種が多くある。現在の青い菊とゆりの研究では花粉ができないようにする技術開発が進められている。そのうちに、みなが記念日に鮮やかな青バラのブーケを買える日がくるかもしれない。
http://www.quartierlatinsendai.com/
vendredi 15 janvier 2010
Les fraises de la reconstruction
Ecoutez
Au village Koei à Kurihara, un petit village au fond d’une vallée...
Ah oui, c’est là où il y avait eu un séïsme ?!
Oui, il y avait beaucoup de dégâts causés par l’éboulement de terrain en juin 2008. Là, on a commencé à récolter des fraises pour les gâteaux de Noël.
Des fraises sur les gâteaux de Noël ? C’est vrai ?
Et oui, il y a des fraises sur les gâteaux de Noël japonais. Ces fraises vont être envoyées à 20 endroits dans tout le Japon. La quantité récoltée est la moitié de celle d’avant le tremblement de terre, mais les fermiers espèrent que ces fraises vont stimuler la reconstruction de cette région.
Ah, c’est formidable !
Un des fermiers, Koüki Chiba, dit « Cette année est la première année de reconstruction. Nous voulons envoyer ces fraises aux gens qui nous ont aidé quand il y avait le tremblement de terre pour dire que nous avons retrouvé nos esprits. » Il a commencé à récolter des fraises avec sa famille le matin du 20 décembre.
Ils ont récolté beaucoup de fraises ?
Oui, ils ont récolté 100 kilogrammes et les ont calibrées par poids et formes.
Après le tremblement de terre, l’électricité et l’eau étaient coupées, et presque tous les plants étaient détruits . Mais environ 300 amis et clients les ont aidés et ils ont pu cultiver 50000 plants .
Ils sont gentils et solidaires !
Ils ont dépensé 30000000 de yens pour reconstruire des serres. Ils ont enlevé la neige pour les protéger et la nuit ils devaient donner de la lumière aux plants pour suppléer l’ensoleillement.
C’était Eriko.
復興いちご
2008年6月の地震の際、土砂災害で大きな被害があった栗駒の小さな山間の集落で、クリスマスケーキ用のイチゴの収穫が始まった。収穫されたイチゴは全国20箇所に届けられる。収穫量は地震以前の半分程度だが、農家たちは地震復興の牽引役にと活気づいている。
そのひとり、千葉考喜さんは、「今年は復興元年。地震で助けてくれた人達にこれらのイチゴを届けて自分たちが元気になったことを伝えたい。」と言う。考喜さんは、20日から家族総出で摘み取りを始め100キロを収穫し、それらを重さや形ごとに分類した。
地震直後は、電気や水が止まり、苗がほぼ全滅した。だが、得意先は友人ら300人の手を借り、5万本の苗を育てた。半壊したハウスは3千万かけて復旧し、雪でハウスが潰れないよう雪かきし、夜は電球で日照を補うなどして手塩にかけて育ててきた。
Au village Koei à Kurihara, un petit village au fond d’une vallée...
Ah oui, c’est là où il y avait eu un séïsme ?!
Oui, il y avait beaucoup de dégâts causés par l’éboulement de terrain en juin 2008. Là, on a commencé à récolter des fraises pour les gâteaux de Noël.
Des fraises sur les gâteaux de Noël ? C’est vrai ?
Et oui, il y a des fraises sur les gâteaux de Noël japonais. Ces fraises vont être envoyées à 20 endroits dans tout le Japon. La quantité récoltée est la moitié de celle d’avant le tremblement de terre, mais les fermiers espèrent que ces fraises vont stimuler la reconstruction de cette région.
Ah, c’est formidable !
Un des fermiers, Koüki Chiba, dit « Cette année est la première année de reconstruction. Nous voulons envoyer ces fraises aux gens qui nous ont aidé quand il y avait le tremblement de terre pour dire que nous avons retrouvé nos esprits. » Il a commencé à récolter des fraises avec sa famille le matin du 20 décembre.
Ils ont récolté beaucoup de fraises ?
Oui, ils ont récolté 100 kilogrammes et les ont calibrées par poids et formes.
Après le tremblement de terre, l’électricité et l’eau étaient coupées, et presque tous les plants étaient détruits . Mais environ 300 amis et clients les ont aidés et ils ont pu cultiver 50000 plants .
Ils sont gentils et solidaires !
Ils ont dépensé 30000000 de yens pour reconstruire des serres. Ils ont enlevé la neige pour les protéger et la nuit ils devaient donner de la lumière aux plants pour suppléer l’ensoleillement.
C’était Eriko.
復興いちご
2008年6月の地震の際、土砂災害で大きな被害があった栗駒の小さな山間の集落で、クリスマスケーキ用のイチゴの収穫が始まった。収穫されたイチゴは全国20箇所に届けられる。収穫量は地震以前の半分程度だが、農家たちは地震復興の牽引役にと活気づいている。
そのひとり、千葉考喜さんは、「今年は復興元年。地震で助けてくれた人達にこれらのイチゴを届けて自分たちが元気になったことを伝えたい。」と言う。考喜さんは、20日から家族総出で摘み取りを始め100キロを収穫し、それらを重さや形ごとに分類した。
地震直後は、電気や水が止まり、苗がほぼ全滅した。だが、得意先は友人ら300人の手を借り、5万本の苗を育てた。半壊したハウスは3千万かけて復旧し、雪でハウスが潰れないよう雪かきし、夜は電球で日照を補うなどして手塩にかけて育ててきた。
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