Ecouter
Monsieur Akio Fujiwara, le responsable d’un bureau local de Rome de Mainiichi Journal, a écrit un entrefilet dans une colonne qui s’appelle «D’un quartier du monde».
Ça commence comme ça.
Mon fils qui a 18 ans, m’a brusquement dit en voiture, « J’ai envie de faire de l’escalade. » Je lui ai demandé, « Pourquoi ? » Il m’a répondu, «C’était très amusant en ce temps-là. » Il y a près de 7 ans, je l’ai fait escalader un mur en pierre avec des cordes. Il me semblait qu’il s’était rappelé l’enthousiasme de cette expérience-là.
J’ai commencé l’escalade au lycée, mais j’ai arrêté à 30 ans.
Pourquoi ?
Parce que mes beaux-parents m’ont reproché d’être allé en montagne en Russie aussitôt après la naissance de mon fils. Ils m’ont dit, « Tu sais que tu es irresponsable ? » Donc je n’avais plus d’intérêt pour l’escalade.
Ah, c’est dommage !
Oui, mais maintenant, c’est mon fils qui me propose de faire de l’escalade. Personne ne peut opposer d’objection à ce projet. J’ai acheté tout de suite des cordes et des mousquetons au magasin d’alpinisme du voisinage. Et ensuite je me suis dirigé vers le village Guadagnolo qui est à environ 1 heure de chez moi.
Un mousqueton, qu’est-ce que c’est ?
C’est un anneau de métal.
À Rome, il y a de beaux quartiers, bien sûr, mais aussi il y a une plage et des montagnes avec forêt primaire. En hiver, on peut faire du ski à la montagne qui ressemble au mont Yatsugadaké du Japon. Il y a 60 routes d’escalade qui ont environ 100 m de dénivelé dans la région de Lazio où est située la capitale.
Quand nous sommes arrivés à Guadagnol, un vieil homme qui était sur la place m’a dit, « Est-ce que vous cherchez un rocher d’escalade ? Suivez ce chemin-là. »
Ah, il est sympa !
Oui, c’est une scène habituelle en Italie. Il y a un village sur un calcaire désagrégé. Une dizaine de cordées sont déjà sur le rocher. Beaucoup sont agés. J’ai demandé à un homme, « C’est facile ? » Il m’a répondu, « Comme ci, comme ça ». Nous avons beaucoup parlé comme des camarades qui ont la même passion. Je me suis agrippé au calcaire à gros grains sur lequel j’ai gardé l’équilibre.
Quand je suis monté haut, je me suis rappelé M. Riccardo Cassin.
Qui est-ce ?
C’est un mentor d’escalade, qui est mort cet août à l’âge de 100 ans. Il a dit « Ne pensez pas au sens de grimper sur un rocher. Escaladez pas à pas. C’est tout ». On dit qu’il a continué l’escalade avec son petit-fils jusqu’à 90 ans.
Quant à moi, il me reste encore 40 ans. Le toucher du rocher a excité ma passion qui était étouffée pendant longtemps.
C’est Toshi.
和訳 「一歩一歩 それがいい」
「僕、岩登りしたいよ」。車を運転していると、18歳の息子がそう言いだした。「どうして」「前やったとき面白かったから」。7年ほど前に一度、ザイルで石垣を登らせたことがあり、その興奮を覚えていたようだ。私は高校から始めた岩登りを30歳過ぎてやめた。息子が生まれた直後、ロシアの山に行くと、義父母に「無責任」となじられ,興がさめたのだ。だが、今回は息子から言い出した。もう、文句はあるまい。早速、近所の登山道具店でザイルやカラビナを買いそろえ、車で1時間ほどのグアダニョロ村に向かった。
ローマは古い街もいいが、近場に海辺や原生林の山が幾らでもある。裏山に八ヶ岳のような深い森があり、冬はスキーを楽しめる。岩場もローマのあるラツィオ州に60カ所もあり、100
㍍を超す壁から小さな岩まで1000ルートを超す。村に着くと広場の老人が「岩かい? あっちの道だよ」と教えてくれた。よくあるイタリアの風景だ。石灰岩の柱状節理の上に中世の村がある。岩に取り付いていた10組ほど見ると、中高年が多い。「簡単?」「まあまあかな」。同好で話が弾む。
きめの粗い石灰岩を指でなでバランスを取る。高度感が増してくると、8月に100歳で亡くなった岩壁の祖、リカルド・カシンさんを思い出した。「意味など考えちゃいけない。一歩一歩よじ登る。ただそれだけがいいんだよ」。孫と90歳まで登っていたそうだ。自分にはまだ40年もある。岩の肌触りで、抑えていたものが一気によみがえった。(藤原章生)
毎日新聞「街角 ローマ」2009年10月4日
藤原章生氏:1961年福島県いわき市生まれ。北海道大学工学部卒。住友金属鉱山入社。1989年毎日新聞社記者。長野支局を経て、1992年より外信部。ヨハネスブルグ、メキシコシティ支局長。2005年3月から毎日新聞ローマ支局長。2005年『絵葉書にされた少年』(『遠い地平』を改題、集英社刊)で開高健ノンフィクション賞受賞。
http://www.quartierlatinsendai.com/
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire